Finance et technologie : une stabilité fragile ?

Début décembre, le Conseil de Stabilité Financière (CSF) a publié un rapport assez pertinent. Celui-ci faisait état des effets que pouvaient avoir les plus grandes entreprises du numérique sur les différents marchés financiers. Il pose aussi la question de ses conséquences sur les différents acteurs du marché et leurs consommateurs.

C’est dans ce contexte que plusieurs grands cadors du numériques proposent leur propre solution :

  • Facebook : mise en service d’une cryptomonnaie
  • Uber : une carte de crédit
  • Google : un nouveau moyen de paiement qui reste à définir

De plus en plus d’entreprises du numérique investissent régulièrement et conséquemment dans les différents marchés financiers. Le Conseil de Stabilité Financière rappelle que certaines d’entre elles disposent d’une autorisation de traitement des transactions depuis l’avènement de Paypal en 2007 jusqu’à Amazon en 2018.

Le nombre de demandes depuis 2018 a aussi été favorisé depuis l’apparition de la norme PSD2.

Un combat pas suffisamment équitable ?

Si certaines annonces préoccupent les régulateurs, le Conseil rappelle l’importance de leur potentiel sur le marché actuel. Ils peuvent ainsi contribuer au développement de la concurrence, proposer des prix plus attractifs aux consommateurs mais aussi encourager l’innovation. Il ne faut pas oublier non plus que l’inclusion financière des différentes populations plus moins éloignées des différents services proposés.

La plupart des grandes entreprises du numérique disposent de ressources financières conséquentes. Leur base de données, pourrait toutefois permettre d’effectuer des économies d’échelles importantes et fragiliser le cours du marché actuel. Le CSF redoute alors un impact sur la capacité des banques à engranger des revenus ou sur la simple stabilité de leurs placements.

Des risques significatifs à l’international

Il fait également état d’une conséquence sur la stabilité financière générale, craignant notamment une suprématie du marché. Le conseil redoute également qu’en cas de faillite de l’une de ces entreprises, qu’un effet domino se mette en place et soit alimenté par une gestion déplorable des risques sur le plan financiers mais aussi par l’absence de surveillance légale. Toujours d’après le CSF, il est nécessaire d’inciter une surveillance « vigilante »  ainsi que le partage des données des différents consommateurs, qui réduirait les privilèges des GAFAM.

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