Assurance-vie et ETF : le choix gagnant pour épargner efficacement

Assurance-vie : rappel des grands principes de cette enveloppe de placement

L’assurance-vie est surnommée le “couteau suisse de l’épargne”. Placement préféré des Français, l’assurance-vie n’est en réalité pas vraiment un placement. C’est plutôt une enveloppe fiscale, c’est-à-dire un compte particulier à fiscalité allégée et qui apporte des avantages pour la transmission de patrimoine.

Lorsque l’assurance-vie est utilisée comme support d’épargne, donc comme placement, ce qui compte est ce que l’on choisit de mettre dedans. Très schématiquement, une assurance-vie est comme une commode à multiples tiroirs. Tout ce qui est rangé dans les tiroirs bénéficie d’une fiscalité allégée. Reste à savoir quoi mettre dedans !

En assurance-vie, la période du fonds euros roi est finie

Pendant longtemps, l’assurance-vie a longtemps été synonyme de fonds en euros. Ce support au capital garanti a fait la joie des investisseurs depuis les années 1980, en offrant à la fois une garantie totale en capital, une rémunération supérieure au livret A et une liquidité quotidienne. Que demander de plus ?

En pratique, la théorie économique nous dit qu’il faut toujours faire des concessions entre performance, sécurité et liquidité. Il a fallu la baisse du taux des obligations pour refermer la parenthèse enchantée. Aujourd’hui, l’assurance-vie 100% fonds en euros est de moins en moins proposée aux épargnants, les assureurs étant incapables de rémunérer correctement les capitaux investis tout en gérant leur propre risque. Le fonds en euros rémunère moins que l’inflation : il fait donc perdre du pouvoir d’achat aux investisseurs.

Les unités de compte, mais pas n’importe lesquelles

Dans une assurance-vie, tout ce qui n’est pas placé sur le fonds en euros l’est nécessairement en unités de compte. Ce terme barbare ne fait que désigner les actions, obligations ou fonds d’investissements que choisit l’investisseur pour composer son assurance-vie.

Les unités de compte sont donc le salut pour obtenir une performance satisfaisante dans un contrat d’assurance-vie. À condition de bien gérer le risque, et surtout de maîtriser les frais.

Il faut d’emblée faire une croix sur les titres vifs, c’est-à-dire acheter des actions une à une, en direct : c’est un très bon moyen de prendre trop de risque, car on est par nature pas assez diversifié.

Les fonds de placement (OPCVM) offrent un panier de titres clés en main, avec un gérant professionnel qui réalise les arbitrages. En pratique, le gérant, aussi bon soit-il, peinera à compenser les frais qu’il facture et qui le font vivre. Pour l’épargnant, pas sûr de s’y retrouver…

Les ETF, des frais légers pour laisser la performance à l’investisseur

Les ETF sont un produit financier né dans les années 1990, destinés à offrir un moyen simple de répliquer la performance d’un indice boursier. Cette gestion minime ne demande pas de talent particulier : il suffit d’acheter les titres composant l’indice, sans étudier une à une les sociétés le composant.

Dès lors, les frais des ETF peuvent être compressés et réduits au minimum (généralement 10 fois moins qu’un fonds dit « actif ») et l’investisseur peut conserver sa performance. En pratique, le pari est gagnant : avec leur stratégie toute bête, les ETF font une meilleure performance que 50% à 90% des gérants (selon les marchés), avec, en sus, une visibilité bien plus forte puisque jamais le gérant ne prendra de conviction concentrée sur quelques titres seulement.

L’offre d’assurance-vie 100 % ETF peine à s’étendre. Néanmoins, quelques pionniers comme Yomoni proposent, depuis 2015, des mandats de gestion 100 % ETF, avec un niveau de risque personnalisable et donc adapté à tous les projets de vie et tous les tempéraments.

Le fonds en est peut-être en difficulté, mais l’assurance-vie n’est pas morte, loin de là ! Le tout est de mettre les bons placements dans les tiroirs de la commode 🙂